Récupérer l'eau

L'eau de pluie présente de nombreux atouts : elle est riche en oligo-éléments, non calcaire, non chlorée. La récupérer constitue un enjeu à la fois environnemental mais également économique. Une famille de 4 personnes, qui consomme en moyenne 120 m³ d'eau par an, n'a
besoin que de 60 % d'eau potable.
Le reste : chasse d'eau, lavage du
linge, de la vaisselle, de la voiture et
des terrasses, pourrait être satisfait
par de l'eau récupérée.

Une pluviométrie avantageuse

Les besoins d’eau douce en France représentent environ 10 % des précipitations annuelles. Du nord au sud, d’est en ouest, toutes les régions sont suffisamment arrosées pour valoir la récupération privative d’eau météorite. Mais attention, son utilisation est encore restreinte par la loi.

Le droit français

En France, le conseil supérieur d’hygiène publique estime que « l’eau de pluie collectée en aval des toitures peut être utilisée pour des usages non alimentaires et non liés à l’hygiène corporelle ». Ainsi, on peut se servir de l’eau de pluie pour un usage extérieur, mais également à l’intérieur de la maison pour le lavage des sols et l’alimentation des toilettes. Ces utilisations ne doivent pas impliquer la création d’un double réseau d’eau à l’intérieur du bâtiment.

L’utilisation de l’eau de pluie filtrée pour la douche est toujours interdite, contrairement à chez certains de nos voisins comme la Belgique ou l’Allemagne.

Un investissement vite rentabilisé

Sous certaines conditions, un crédit d’impôt de 25 % des équipements est accordé pour ce type de matériel.

Le prix de l’installation d’un kit complet de récupération de l’eau, avec pompe et filtres, oscille entre 3 000 et 4 000 €. En intégrant cet investissement, le prix de revient d’un mètre cube d’eau sur une année est de moins d’1 € (contre environ 3 € en moyenne en France via le réseau public). Même si l’utilisation de l’eau récupérée est restreinte, l’investissement est intéressant. D’autant plus qu’il ouvre droit à un crédit d’impôt.

Les techniques de récupération

Des équipements relativement simples permettent de récupérer de 80 à 90 % de l’eau tombée sur le toit pendant une averse. La pluie est alors dirigée via un collecteur vers la citerne où elle est stockée avant d’être distribuée vers les points d’usage externes et internes par une pompe grâce à un réseau de distribution dédié.

Le collecteur est doté d’un système de filtration qui écarte les insectes, les feuilles et les brindilles. Si vos besoins sont inférieurs à 500 litres, une citerne extérieure suffira.

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